dimanche 18 octobre 2009

Les commentaires sont rouverts

J'ai installé un anti-spam !

Non au racisme !

Aujourd'hui, à Rome, des sans papiers manifestent contre le nouveau délit d'immigration créé par le gouvernement Berlusconi. Et dans le cortège, cette petite scène...


Je n'ai pas plus d'image, regardez-là deux ou trois fois (en HD au lieu de SD) pour bien saisir la rencontre.

Casquette gratuite


vendredi 16 octobre 2009

Où est Oussama Ben Laden ?

A écouter jusqu'au bout

Tout-va-bien



Tout va bien sur la planète du néolibéralisme. On continue dans la même direction. Le même jour : signature d'un accord de libre échange entre la Corée du Sud et l'Union Européenne ;


record de la bourse qui, euphorique, dépasse les 10 000 points ; satisfaction des traders américains qui recevront 140 milliards de dollars de bonus, le montant le plus élevé jamais versé.


Franchement, de quoi se plaint-on ?

Sérigraphie : Antoni Muntadas

jeudi 15 octobre 2009

Sublime laideur

Envoyé spécial a diffusé ce soir un reportage sur le chef cuisiner Alain Passard, qui alimente les tables exceptionnelles de son restaurant "L'Arpège" à partir de trois potagers qu'il possède. Aucun produit chimique, désherbage à la main, créations culinaires intuitives, où le chef voit une harmonie de toute chose dans toute chose, où la beauté d'un bouquet de légumes fraichement cueillis engendre par ses couleurs et par ses courbures mêmes l'harmonie du goût... On sent chez cet homme une vision profonde, il répète que les légumes sont vivants, qu'il faut les sentir, les aimer et les écouter...

J'aime cette beauté, et je l'aime d'autant plus qu'elle révèle un angle mort de notre civilisation, angle mort bien vu par Jean-Christophe Ruffin dans Globalia, lorsqu'il fait découvrir à ses lecteurs que le chef du gouvernement mondial fait partie d'une toute petite élite, dont les membres sont les derniers individus à profiter du plaisir d'un petit jardin, de légumes frais, et d'une cuisine préparée "à l'ancienne". Pourtant ce sont les mêmes hommes qui tiennent les rennes d'un monde où tout cela a disparu au profit d'une modernité froide et insipide.

Retour dans le présent : à 360€ le menu du soir, qui peut s'offrir le bonheur d'un dîner à l'Arpège ? Réponse (pour partie) : les architectes de l'agriculture industrielle, les défenseurs des rendements à deux chiffres, les promoteurs de la pétrochimie, et les idéologues du libre-échange...

"Nous vivons dans les quelques enclaves qu'épargne le monde que nous bâtissons"

mardi 13 octobre 2009

Total = 13 900 000 000 + 7 000 000

L'Etat donne 7 millions de subventions à Total pour qu'il fasse de l'agroéthanol, et complète ainsi son bénéfice de 13,9 milliards d'euros en 2009. Encore une somme que l'on aurait pu jeter dans un "trou de la sécu" que l'on aime à ne surtout pas combler...

Torture Made in USA



Mediapart

vendredi 9 octobre 2009

Vive le néolibéralisme écologique !

L'atmosphère se réchauffe et c'est presque une bénédiction. Les bouleversements climatiques qui s'annoncent forcent le regard, on ne peux plus évacuer la question écologique. Les "activités humaines" ont pris l'ampleur des activités de la Terre, nous dialoguons maintenant, unis malgré nos divisions, d'Humanité à Planète. Et si novice que puisse être notre civilisation dans cet art ésotérique, il semble fort que les quelques signaux qui nous parviennent déclinent sur tous les canaux l'air du bouleversement. Le paysage, qui sous nos yeux se fait virage, chante sans joie ni peine l'ère des remises en questions. En guise de préambule, de première introspection, posons-nous cette question devenue omnisciente : "Comment en sommes-nous arrivés là, quelles sont les causes profondes de la crise écologique, pourquoi notre planète nous tance-t-elle ainsi ?". Plus loin : "Quelles sont les forces humaines qui nous ont mené et qui nous mènent encore à l'impasse ? Dans quelle mesure le système économique en est-il la transposition ? Pouvons-nous explorer d'autres manière de voir ?"

La suite

jeudi 8 octobre 2009

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mardi 6 octobre 2009

Des expulsés hilares

Alors qu’il s’apprêtait à effectuer, voilà une dizaine de jours, la liaison Perpignan-Paris, des policiers annoncent à Gérard, commandant de bord à Air France, que trois étrangers reconduits vont prendre place à bord de son appareil, sans escorte.

Les poulets de service confient alors à Gérard qu’il s’agit de trois jeunes Marocains qui se trouvaient dans un autocar en provenance de Paris. Ils étaient sur le point de franchir la frontière française pour gagner l’Espagne puis Casablanca. Leurs papiers n’étant pas en règle, les trois Marocains ont été interceptés et présentés à un juge qui a ordonné leur expulsion. Coût de l’opération, selon une confidence des flics, 2 200 euros par personne. Le ministre de l’Intérieur refuse de confirmer le chiffre.

« Je me méfie toujours avec les reconduites sans escorte, raconte le commande de bord, car j’ai peur qu’ils mettent le souk dans l’avion. Mais là, j’ai vite été rassuré. Les gars étaient morts de rire en pensant à leurs copains, transpirant dans le car pour Casablanca, tandis qu’on leur offrait leur baptême de l’air avec une liaison Perpignan-Paris puis un vol direct pour Casablanca. »

Pour faire mousser les statistiques d’expulsion, que ne ferait-on pas ?

Le Canard enchaîné - 16.09.2009

lundi 5 octobre 2009

Déserter

J'y ai bien réfléchi. Si un jour, par malheur, un ordre de mobilisation générale vient frapper à la porte ; si d'une manière ou d'une autre, un pouvoir, quel qu'il soit, cherche à m'enrôler dans une guerre, je déserterai.

D'un point de vue égoïste et individuel, c'est certainement le choix du moindre malheur. Je risquerais l'exécution (mais la guerre me placera face au même risque), et si je parviens à m'évader du territoire national, ma punition sera l'exil, probablement sans retour. Si la guerre, pour sa part, décide de me laisser la vie sauve, elle prélèvera à coup sur sa dime, le traumatisme, la blessure invisible, mais irréversible. Il est bien plus probable de parvenir à mener une existence heureuse en désertant qu'en obéissant.

D'un point de vue plus élevé, les conclusions sont les mêmes. Aucune guerre n'aurait lieu si tous les humains menaient ce raisonnement, et, surtout, s'ils l'appliquaient. Les rivalités de deux gouvernements ne pourraient pas forcer deux peuples à se fracasser l'un contre l'autre. "S'il faut donner son sang, allez donner le votre" chantait Brassens à l'intention des dirigeants. Mais la désertion demande un courage immense ! Il est infiniment plus facile de suivre la masse, d'obéir aux ordres, de se fier à l'autorité, de croire aux phrases rassurantes ; et d'étouffer le cri venu des entrailles ; la peur, évidemment, mais peut-être aussi le sentiment mal défini de faire fausse route, de sombrer dans l'inconscience, d'aller contre nature. Tuer un homme n'est pas un acte naturel. C'est une violence pour celui qui tire, et l'un des rôles de l'armée consiste à déprogrammer le soldat. Non sans séquelles.

Le vrai courage et la dignité la plus intègre, comme souvent, passent par la désobéissance.

samedi 3 octobre 2009

Néolibéralisme et néocolonialisme

Débat sur la crise et l'utilité du G20. Nicolas Baverez, économiste et historien, adopte des postures intellectuelles assez ignorantes tandis que l'ancienne ministre de la culture du Mali connaît la réalité du terrain. C'est un plaisir d'entendre le parlé vrai d'Aminata Traoré.


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