mercredi 25 novembre 2009

« Le Moment unipolaire et l’ère Obama » : une conférence de Noam Chomsky


Le 21 septembre 2009, Noam Chomsky, sans doute l'intellectuel le plus célèbre au monde et le moins connu en France, prenait la parole dans l’immense hall Nezahualcóyotl de l’Université Nationale Autonome du Mexique (Mexico), pour une intervention limpide. Entre dégonflage du mythe Obama et mise à nu de la politique étrangère américaine, un texte aussi riche que pertinent, traduit par le site Article XI. Version originale.

Le texte est long mais il mérite vraiment d'être lu. Il s'agit certainement de la vision la plus lucide que l'on puisse trouver sur le monde contemporain.





La suite

mardi 24 novembre 2009

Quand les traders critiquent la finance

Il était amusant ce débat sur Arte le 27 octobre dernier. Dans la foulée de deux documentaires accablants sur les pratiques anti-sociales du secteur bancaire, Daniel Leconte recevait deux traders (ex-trader pour l'un d'eux). Il était bien décidé à en découdre avec le monde de la finance, il était tout remonté, prêt à faire feux de tous ses arguments fichés. Le débat démarre, il lance ses deux invités sur les pratiques commerciales des banques de guichet, à la limite de l'arnaque, mais ceux-ci ne ripostent pas, ils acquièscent, précisent, augmentent même le propos du présentateur. Comme s'il n'avait pas entendu, Daniel Leconte continue de les tancer, s'empare d'un nouveau sujet de scandale, leur envoie le missile, et reçoit de nouveau une approbation calme et sans appel de ses deux invités. Il faudra attendre la moitié du temps imparti à ce débat pour que le présentateur finisse par abandonner ses idées toutes prêtes, et reconnaisse que les deux traders partagent avec lui le même dégout quant aux pratiques de la finance. Il leur demande s'ils représentent deux cas isolés, quelle est la position du milieu ? "Nous partageons tous cette opinion dans le milieu" affirment-ils, nous sommes représentatifs. Désorienté, Daniel Leconte ne sait plus comment faire, mais qui sont les responsables, où sont-ils, comment faire ? La réponse est un peu floue mais elle mérite d'être entendue, essentiellement parce qu'elle provient d'insiders. Les politiques sont responsables, disent-ils, parcequ'il était de leur devoir de nous imposer une règlementation en même temps qu'ils nous prêtaient des milliards, il fallait arrêter la folie totale dans laquelle est embarquée le secteur bancaire mais aussi le monde, depuis 30 ans. Mais pourquoi diable ne le font-ils pas ? Parce que les milieux d'affaires les en empêchent. Responsabilité double donc : impuissance du monde politique, omnipotence du monde des affaires.

Où l'on voit que les traders se sont pas les décideurs. Qu'ils peuvent parfaitement accepter de voir abolir ou en tout cas fortement réformés leurs bonus (ils le disent au cours du débat). Qu'ils sont des employés (de luxe) mais que la responsabilité réelle du désastre ne repose pas sur leurs épaules. Où l'on voit que la campagne médiatique autour des bonus détournait le regard des questions de fond : 1/ Le problème est structurel 2/ Cette structure est verrouillée.

Pour comprendre mieux l'état des lieux, je vous conseille vivement la lecture des ouvrages de Frédéric Lordon.


Des milliards d'euros et des milliards d'humains

Les bonus prévus cette année pour quelques milliers de traders représentent cinq fois l'aide alimentaire mondiale, destinée à un milliard d'humains qui n'ont pas assez à manger.

Barrières mentales

Juif rescapé du ghetto hongrois, le père de Mathieu Kassovitz lui expliquait que nous avons des barrières mentales. Nous ne pouvons pas accepter que les gouvernements soient capables d'agissements atroces. Ce qui ne signifie pas, en réalité, qu'ils en sont incapables. Notre auto-limitation leur ouvre même le champ, pourrait-on ajouter. Un phénomène psychologique à identifier et à déprogrammer pour observer d'une façon plus objective la réalité de notre monde.


lundi 23 novembre 2009

Propager

L'industrie des relations publiques représente le sixième du PIB aux Etats-unis

Source : Noam Chomsky

Underground

Voici un commentaire que j'ai laissé sur Rue89 à la suite de cet article.

Où l'on voit bien que toute la classe politique se tient, tout le monde est mouillé dans quelque chose. L'invocation de la loi et la mise sur la place publique de certains faits est une sorte de recours à la force, de dernière éventualité, que brandit là Pasqua face au clan Sarkozy. Tel est le rôle réel de la loi pour la classe politique, une arme dont chacun peut se saisir contre un adversaire, à ses risques et périls, évidemment, si ça fonctionne dans un sens, ça peut fonctionner dans l'autre.

C'est cela la "politique", calculer les risques, les alliances, les intérêts de chacun, élaborer des stratégies. Le reste consiste assez généralement en des opérations de communication à destination de l'opinion. Elles ont leur importance stratégique puisque les citoyens votent par les urnes et par les sondages. L'opinion légitime, et donc pondère les personnalités dans l'arène, elle influe ainsi sur le combat de tous contre tous.

C'est la démocratie appliquée.

Pour nous les citoyens, notre responsabilité consiste à rester conscient de la réalité qui nous entoure, aussi épais que puissent êtes les rideaux de fumée. Si cette conscience devenait claire et constante, le système mafieux ne pourrait pas perdurer.

Notre collaboration se situe notamment à ce niveau-là. La question, au fond, s'avère quasiment spirituelle !

Un très bon remède, haut de gamme qui plus est, consiste à lire Noam Chomsky.

Immigration : mythes et réalités

Selon Claire Zalc, historienne, le nombre d'étrangers en France est à peine plus élevé aujourd'hui qu'entre les deux guerres.

Musique et amitié franco-maliennes


vendredi 20 novembre 2009

"Informer" les cellules pour soigner

La simple lecture de cette brochure, qui présente un appareil de diagnostique "quantique" de l'état de santé, permet de mesurer le gouffre qui sépare les connaissances les plus récentes (biophysique, bioélectromagnétisme) de la pratique courante de la médecine. On remettra à un autre jour le soin de poser un diagnostic, sociétal celui-ci, sur cet obscurantisme. En attendant, prenez quelques minutes pour découvrir comment on peut connaitre l'état de stress des organes, déceler la formation d'une pathologie bien avant son apparition, et même "informer" des cellules pour les rééquilibrer....

Le site de Biospect11

lundi 16 novembre 2009

Cosa Nostra, Causa nostra

Véritable liesse populaire suite à l'arrestation de Domenico Raccuglia, numéro 2 de la mafia italienne. Ces images sont fortes et belles, on sent qu'il y a une vraie raison à la joie des gens, une raison un peu plus solide qu'une victoire au foot par exemple. A ces réactions collectives, on peut mesurer le poids de l'oppression. Pendant quelques heures des choses invisibles sont devenues visibles, en creux.


Etrange discours

Quand Sarkozy se décontracte...

vendredi 13 novembre 2009

Travailler plus ?

Le BIT classe la France au 3ème rang mondial pour sa productivité horaire, derrière la Norvège et les Etats-Unis

jeudi 12 novembre 2009

Grippe Grippe Grippe


samedi 7 novembre 2009

Trailer 1

Voici le premier jet d'une démo pour présenter un projet de film documentaire à des productions ou des diffuseurs. Donnez-moi vos, avis, impressions, incompréhensions, doutes, idées etc... Ce travail n'est pas achevé du tout, vos remarques vont m'aider ! Utilisez les commentaires (qui re-fonctionnent depuis quelques temps) ou écrivez-moi à : rmassi@free.fr


Le présent n'est pas très bien élevé

De la même manière que le héros populaire sera toujours plus aimable mort que vivant, il est également plus confortable de frémir à la mémoire des événements vieux de vingt ans. La redondante complainte des hommages (à l'Abbé Pierre, à Coluche, ou à Claude Levi-Strauss), ronronne calmement tant est grande l'assurance de leur silence éternel. A l'identique, on peut sans risque rejouer mille fois la chute du mur de Berlin, pour le seul plaisir de déguster une fois de plus ce moelleux consensus dont le goût nous est familier, et nous rassure. Non loin de là, pourtant, le présent vient jouer les trublions. Il n'avait pas été invité, on avait tout réglé sans lui. Le présent a toujours été impoli, n'a jamais su se tenir, n'a jamais respecté les règles, c'est toujours lui qui gâche la fête, si l'on y réfléchit bien.


Présentation

Ce Jardin-là

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