mardi 25 mai 2010
La crise comme outil [Deuxième partie]
Comme un écho à l'analyse du LEAP, Jean-Michel Vernochet, ancien journaliste au Figaro et professeur à l'ESJ, part du même constat pour livrer une analyse diamétralement opposée. Pour lui, s'il est vrai que la crise est maniée comme un outil, de façon consciente et calculée, les perspectives sont inverses. Loin d'un isolement de l'Empire anglo-saxon au profit d'une nouvelle force européenne, les Etats-Unis piloteraient actuellement une mise sous tutelle économique d'une Europe au préalable intégrée. La Banque Centrale européenne se retrouverait soumise à la Réserve Fédérale étasunienne. Les budgets des Etats seraient contrôlés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe, ce qui écarterait les instances démocratiquement élues des processus réellement décisionnaires. Ces derniers demeurant inextricablement liés aux pouvoirs privés ou publics, contrôlés par les Etats-Unis. A terme, selon lui, il s'agira de fusionner l'euro et le dollar de manière à créer un grand ensemble transatlantique sous domination étasunienne.Pour Paul Volcker (sur la photo), directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l’euro à parité avec le dollar.
Reproduction d'un article du Réseau Voltaire
Ce billet, écrit à 11:59 par uscan dans la catégorie Impérialisme a suscité :



