Il y a seulement un siècle, la classe dirigeante possédait tout. C'était déjà le capitalisme. Un capitalisme à l'état pur, sans barrière ni entrave, autrement dit sans contre-pouvoir, sans service public, sans droit du travail. C'était le monde dépeint par Emile Zola. Nos ailleux ont durement lutté pour améliorer cette situation et ils y sont parvenus : les enfants ne travaillent plus, les salariés partent en vacances, et bénéficient de la sécurité sociale... La lutte des classes a formidablement bien fonctionné. Mais les négriers d'hier ont reprit l'initiative, et ils recommencent à s'approprier tout ce que l'on peut posséder. C'est ce que signifie dans leur bouche la "modernisation" de l'économie et du droit : un retour progressif au XIXème siècle. C'est ce qu'ils appellent "progrès" dans leur novlangue. Et ils ont raison, car la mécanique qui se déploie pour nous forcer à marcher dans cette direction s'est formidablement améliorée.
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