Voyez ce reportage qui explique un phénomène en pleine explosion depuis un an au moins. Il est vrai que la loi avait opportunément changée il y a quelques temps (1 an, 2 ans?) pour permettre aux fabricants de proposer n'importe quel poids (cela était autrefois réglementé, justement pour éviter ce genre de tromperie).
Les labos dépensent en France 25 000 euros par an et par médecin, pour les influencer, selon un rapport de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales).
Au Mali, la "communauté internationale" affirme que la junte doit rendre le pouvoir immédiatement au nom de la démocratie. Il n'est pas possible de discuter avec le colonel Sanogo selon la France et les Etats-Unis, parce qu'il n'a pas été élu. Au même moment le Nord du pays est aux mains de mutins et de bandits qui violent, pillent et tuent en toute impunité. Cela ne semble pas préoccuper la "communauté internationale". Ce qui compte, c'est de rétablir le pouvoir à Bamako, comme si rien ne se passait au Nord. Une majorité de la population malienne, pourtant, soutient Sanogo. L'urgence pour les maliens c'est de stabiliser le pays et de préserver l'unité nationale. Mais les occidentaux semblent avoir d'autres priorités.
En Egypte, une majorité de la population défile dans la rue pour demander que les militaires rendent le pouvoir aux civils. Ils accusent l'armée de trahir la révolution. Pourtant, la "communauté internationale", dans ce cas, ne refuse pas de parler avec le junte et n'exige pas son départ immédiat comme préalable absolu.
Dans les deux cas, les gouvernements s'opposent aux peuples "souverains". Et dans le premier cas, ils le font au nom de la démocratie. L'Histoire est truffée d'exemples de ce genre, mais celui-ci est actuel.
Les gouvernements occidentaux n'agissent pas pour la démocratie, ils l'invoquent seulement. Ils sont mus par leurs intérêts propres.
(Bamako) – Les rebelles touaregs séparatistes, les groupes islamistes armés et les milices arabes qui ont pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012 ont commis de nombreux crimes de guerre, notamment le viol, l’utilisation d’enfants soldats et le pillage d’hôpitaux, d’écoles, d’organismes d’aide et d’édifices gouvernementaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un groupe armé islamiste a exécuté sommairement deux hommes, amputé la main d’au moins un autre, effectué des flagellations publiques, et menacé des femmes et des chrétiens.