dimanche 19 décembre 2010
lundi 29 novembre 2010
Wikileaks, la presse et le pouvoir

Comment s'y prend Wikileaks pour mettre ses révélations à l'ordre du jour des médias de masse ? Eléments de réponse.
Ce billet, écrit à 15:01 par uscan dans la catégorie Ca marche ! a suscité :
dimanche 26 septembre 2010
Prospérité sans croissance
Tim Jackson est un économiste anglais qui propose de refondre notre modèle économique pour l'adapter aux réalités de notre monde : les ressources sont finies. Il est donc irréaliste d'attendre une croissance perpétuelle et d'en faire le moteur économique. Les pays développés consomment trop et n'en sont pas heureux pour autant.
http://www.rue89.com/planete89/2010/09/24/tim-jackson-on-est-au-bord-du-gouffre-ecologique-167846
Nous sommes enfermés dans une cage de fer : encouragés à dépenser de l'argent que nous n'avons pas, pour acheter des choses dont nous n'avons pas besoin, pour créer des impressions qui ne dureront pas, sur des gens qui ne nous importent pas
http://www.rue89.com/planete89/2010/09/24/tim-jackson-on-est-au-bord-du-gouffre-ecologique-167846
samedi 19 juin 2010
Estive Numérique / Digital Peak
Reproduction de l'éditorial de Jean-Noël Montagné qui présente dans ce texte bien ficelé le premier opus du festival Estive Numérique. Autogestion, solutions locales, technique au service de l'homme, convivalité. Un programme passionnant, et riche de projets innovants.
http://www.estivenumerique.org/about
Ce billet, écrit à 15:16 par uscan dans la catégorie Autogestion a suscité :
vendredi 11 juin 2010
Les hacks labs au CNAM
En plein développement, les hacks labs sont des regroupements d'individus d'horizons divers, qui coopèrent dans le but de réaliser leurs projets et de repousser les limites de ce qui est communément admis comme "faisable" ou pas. Généralement autogérés, fonctionnant que le base de la récupération de matériel et de la mise en commun des ressources, ces lieux favorisent la rencontre, la créativité et l'innovation. Les hacks labs existent depuis longtemps en Occident mais la France faisait figure de parents pauvre jusqu'en 2007 lorsque le premier lab, nommé /tmp/lab ouvrait à Vitry-sur-Seine. Ecoutez la conférence de l'un de ses fondateurs, Philippe Langlois. C'est instructif, espiègle, amusant et rempli d'anecdotes croustillantes. C'était au CNAM, jeudi dernier.
Première partie :
Seconde partie :
Lu dans un hack lab
Je vous propose maintenant de découvrir le projet RepRap porté notamment par Alexandre Korber et Vanessa Brunet. C'est enthousiasmant !
Première partie :
Seconde partie :
Lu dans un hack lab
Première règle : ne rien faire de stupide qui oblige à créer une seconde règle
Je vous propose maintenant de découvrir le projet RepRap porté notamment par Alexandre Korber et Vanessa Brunet. C'est enthousiasmant !
mercredi 9 juin 2010
La crise économique a une cause
La réalité est têtue... On a beau tourner les chiffres dans tous le sens, on a beau élaborer des explications d'une complexité inextricable, l'économie conserve un rôle simple et fonctionnel : répartir les richesses et fixer les conditions du commerce.Pascal Franchet, contrôleur des impôts, syndiqué CGT, animateur du groupe Nord du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde, mène un travail de vulgarisation qui vise à rendre compréhensible à tous les réalités du monde financier.
Même démarche que l'économiste Frédéric Lordon et même constat : pour résoudre à la base le problème auquel nous sommes confrontés il faut mieux répartir la richesse et désarmer les marchés spéculatifs. Seul un mouvement social coordonné au moins à l'échelle européenne peut espérer atteindre un tel objectif. Un objectif dont la mesure est historique. Le seul moyen, dois-je ajouter, qui permette aussi de sauver notre planète de l'autodestruction en cours. Le lien est direct, contrairement à ce que suggère subtilement le photographe Yann Arthus-Bertrand, qui s'emploie systématiquement, dans ses plaidoyers écologiques, à ne pas questionner le modèle économique et à éviter les questions politiques.
APPEL POUR UNE MOBILISATION EUROPEENNE
Reproduction d'un article du journal suisse Le Courrier
Ce billet, écrit à 07:58 par uscan dans la catégorie Néolibéralisme a suscité :
lundi 31 mai 2010
Chomsky à Clichy-Sous-Bois
C’était l’étape officieuse de sa tournée en France, loin de la foule qui s’est pressée ces derniers jours à Paris pour l’entendre au Collège de France ou à la Mutualité. Hier après-midi, ils étaient à peine plus d’une vingtaine à patienter dans le hall du lycée Alfred-Nobel, guettant l’arrivée de Noam Chomsky, le célèbre linguiste et militant, dont ils écorchent encore un peu le nom.
Quand Noam Chomsky arrive, il s’installe sans cérémonie à l’une des tables disposées en U dans le hall. Les ados l’entourent. Petit tour de présentation. On commence par Aminata, Fatouma, Kartoum et Goundo, collégiennes venues avec les animateurs de la Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (Mous) de la Forestière, vouée à la démolition.
De la marginalisation des banlieues, de la « mauvaise image » de Clichy, héritée de 2005, colportée en France et ailleurs, il est beaucoup question. Certains défendent leur ville, comme Farid, qui veut « montrer sa richesse culturelle ». Noam Chomsky, attentif, prend des notes, questionne un jeune homme sur la création du collectif AC Lefeu après les émeutes. Un lycéen lui demande « des idées concrètes pour améliorer la situation de la ville ». « Je suis venu ici pour apprendre, pas pour donner des solutions », répond le philosophe, affable, en anglais. Mais il livre tout de même des pistes de réflexion :
Il évoque aussi le chômage, la « politique de nettoyage sociale » en Colombie… Mais, dit-il, « j’aimerais surtout savoir ce que vous pensez pouvoir faire ici. Comment amener votre richesse culturelle dans le centre de Paris? Comment améliorer les transports? » « Ce serait bien d’interdire les délocalisations à l’étranger et de délocaliser en banlieue », lance une jeune fille, qui, pour traduire son espoir de faire bouger les choses, utilise une jolie formule : « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse. » « J’ai beaucoup aimé cette image, tu ne m’en voudras pas si je te l’emprunte? » lui demande Noam Chomsky. « Je savais que cela lui plairait », note Pierre Pica, le linguiste à l’origine de cette visite. « Il a l’habitude de ce type de rencontre au Brésil, au Mexique… Clichy, c’était un lieu symbolique. » Muwasan, 20 ans, apprécie :
Reproduction d'un article du Parisien
Je ne le connaissais pas avant, mais on a fait une réunion de préparation, souffle un jeune homme.
Quand Noam Chomsky arrive, il s’installe sans cérémonie à l’une des tables disposées en U dans le hall. Les ados l’entourent. Petit tour de présentation. On commence par Aminata, Fatouma, Kartoum et Goundo, collégiennes venues avec les animateurs de la Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (Mous) de la Forestière, vouée à la démolition.
La Forestière, c’est une cité pauvre et sale, mais on s’y sent bien, explique l’une d’elles. On en a marre de voir tous les yeux sur nous.
De la marginalisation des banlieues, de la « mauvaise image » de Clichy, héritée de 2005, colportée en France et ailleurs, il est beaucoup question. Certains défendent leur ville, comme Farid, qui veut « montrer sa richesse culturelle ». Noam Chomsky, attentif, prend des notes, questionne un jeune homme sur la création du collectif AC Lefeu après les émeutes. Un lycéen lui demande « des idées concrètes pour améliorer la situation de la ville ». « Je suis venu ici pour apprendre, pas pour donner des solutions », répond le philosophe, affable, en anglais. Mais il livre tout de même des pistes de réflexion :
Ce que vous dites, je pourrais l’entendre de la bouche des jeunes des quartiers pauvres de Boston ou d’Argentine. Dans ma ville de Boston, il n’y a pas de couverture médiatique dans les quartiers populaires, sauf pour parler des fusillades ou des agressions. Les médias représentent l’élite.
Il évoque aussi le chômage, la « politique de nettoyage sociale » en Colombie… Mais, dit-il, « j’aimerais surtout savoir ce que vous pensez pouvoir faire ici. Comment amener votre richesse culturelle dans le centre de Paris? Comment améliorer les transports? » « Ce serait bien d’interdire les délocalisations à l’étranger et de délocaliser en banlieue », lance une jeune fille, qui, pour traduire son espoir de faire bouger les choses, utilise une jolie formule : « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse. » « J’ai beaucoup aimé cette image, tu ne m’en voudras pas si je te l’emprunte? » lui demande Noam Chomsky. « Je savais que cela lui plairait », note Pierre Pica, le linguiste à l’origine de cette visite. « Il a l’habitude de ce type de rencontre au Brésil, au Mexique… Clichy, c’était un lieu symbolique. » Muwasan, 20 ans, apprécie :
On a l’habitude depuis 2005 de voir débarquer des gens qui veulent donner des solutions sans savoir ce qui se passe à Clichy. Lui s’est vraiment intéressé à la ville.
Reproduction d'un article du Parisien
jeudi 27 mai 2010
Des logiciels libres à la Mairie
Depuis quelques années les collectivités locales françaises sont en train de mutualiser la conception et l'utilisation des logiciels informatiques dont elles ont besoin. Un bon exemple des avantages de la coopération sur la concurrence.
Un article de Rue89
Un article de Rue89
vendredi 21 mai 2010
DOC >>> Lucio
Nous allons finir notre descente du général au particulier. Après avoir étudié l'émergence de mouvements anarchistes à l'échelle d'un pays, d'une région et d'une commune, voici aujourd'hui un portrait. Un portrait vivant, très drôle, original et intéressant d'un certain Lucio : braqueur, faussaire, anarchiste... et maçon. Un personnage haut en couleurs qui a entreprit de couler le système bancaire international pendant les années 70. Sa méthode a été si maline qu'il a discuté d'égal à égal avec les banques les plus puissantes de la planète. Poursuivant son idéal révolutionnaire, Lucio ne s'est jamais enrichi personnellement alors qu'il aurait pu le faire facilement. Ce film est mené tambour battant, comme un polar, la réalisation est exemplaire. Voici Lucio, un film de Aitor Arregi et Jose Mai Goenaga. C'est un film est rare, que nous ne trouverez nulle part ailleurs sur internet.
Télécharger ce film (faire clic-droit + "enregistrer la cible du lien sous")
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mardi 18 mai 2010
DOC >>> Spezzano
Après un pays, puis une région, voici un autre exemple d'autogestion à l'échelle d'une commune. Spezzano Albanese est une petite ville de 7 000 habitants en Calabre, au sud de l’Italie. Dans cette ville, marqué par une présence anarchiste importante depuis les années soixante-dix, des militants libertaires ont impulsé et animent, depuis le début des années 1990, une Fédération municipale de base (FMB). Il s'agit d'une structure horizontale à l’échelle de la commune, composée de comités de quartier, d’unions professionnelles et d’assemblées générales. La FMB est auto-organisée et autogérée par les habitants. Elle est devenue un véritable contre-pouvoir, avec lequel les élus sont obligés de composer.
La FMB s'emploie tout à la fois à dénoncer les magouilles du pouvoir municipal, des spéculateurs, des entrepreneurs ; et à proposer des projets alternatifs dont tous les habitants peuvent profiter.
Ce petit film de 35 minutes, tourné durant l’été 2002, raconte cette histoire à travers des rencontres avec quelques militants et sympathisants. "Spezzano Albanese", un film de Guillaume Burnod et David Rappe.
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La FMB s'emploie tout à la fois à dénoncer les magouilles du pouvoir municipal, des spéculateurs, des entrepreneurs ; et à proposer des projets alternatifs dont tous les habitants peuvent profiter.
Ce petit film de 35 minutes, tourné durant l’été 2002, raconte cette histoire à travers des rencontres avec quelques militants et sympathisants. "Spezzano Albanese", un film de Guillaume Burnod et David Rappe.
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samedi 8 mai 2010
DOC >>> Nestor Makhno
Après un film sur la Catalogne pendant la guerre d'Espagne, je vous propose cette semaine de poursuivre l'exploration des expériences anarchistes au XXème siècle. Un peu plus tôt, au tout début du siècle, l'Ukraine a connu un vaste mouvement autogestionnaire, au sein du monde paysan, en réaction à la répression tsariste, et indépendamment de la révolution "rouge". De 1906 à 1923, Nestor Makhno, paysan charismatique, toujours considéré par de nombreux Ukrainiens comme leur "patriarche", a été la figure emblématique de l'émancipation d'une région entière, chaque village prenant ainsi en main son destin de façon démocratique. Après l'Espagne anarchiste de 1936, c'est, à ma connaissance, l'expérience la plus vaste de passage à l'acte autogestionnaire. Comme à chaque fois, répression réactionnaire et trahison gauchiste seront au programme. Le mouvement sera écrasé. Nestor Makhno, un film de Hélène Chatelain.
Télécharger ce film (faire clic-droit + "enregistrer la cible du lien sous")
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samedi 1 mai 2010
DOC >>> Vivre l'utopie
Prenons un grand bol d'air frais après cette série déprimante (mais instructive) de films qui ont décortiqué pour nous la montée du néolibéralisme dans les années 90... Reprenons le cycle autour de l'autogestion, qui par une glissade nous avait amené à parler de son contraire. J'aime bien mettre un pied à gauche, un pied à droite, le contraste souligne à quel point sont profondes les différentes façons de concevoir le monde et de vivre ensemble. L'égoïsme et la cupidité qui règnent sur le monde capitaliste comme une norme parviennent parfois à réveiller les peuples, piqués par la souffrance même qu'ils se sont vu infligés. Les seules révolutions qui n'ont pas été manipulées par un classe puissante à l'assaut du pouvoir sont les révolutions libertaires. C'est aussi pour cette raison qu'elles ont toutes été écrasées, cible d'une union sacrée où subrepticement tous les pouvoirs ont dévoilé leurs racines communes. Ainsi la plus belle et la plus vaste des expériences libertaires a vu se lever contre elle toutes les autres forces européennes pourtant ennemies en surface : les fascistes, le communistes et les républicains. Les anarchistes avaient aboli l'argent, collectivité les moyens de production et organisé le pays entier en autogestion (exploitations agricoles, entreprises, communes, régions...). Chacun pouvait manger à sa faim, les tramways circulaient à Barcelone, et les milices parvenaient même à tenir têtes aux troupes de Franco sur le front de l'Aragon avec des fusils de 1914. Voici Vivre l'Utopie, un film de Juan Gamero. Un incontournable, comme on dit.
Télécharger ce film (faire clic-droit + "enregistrer la cible du lien sous")
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vendredi 30 avril 2010
Le rationnel irrationnel (et vice-versa)
Il est intéressant ce petit sujet diffusé par France 3 aujourd'hui... Intéressant à plus d'un titre. D'abord parce qu'il nous apprend que Prahladbhai Jani, un indien âgé de 83 ans, a cessé de boire et manger il y a 69 ans et que sa santé ferait pâlir d'envie chacun d'entre nous... Farce, imposture, poisson d'avril ? Pas du tout, l'affaire est très sérieuse, et la réputation du sage a fini par décider une équipe médicale indienne de vérifier cliniquement ses allégations. Il a été interné dans un hôpital, filmé 24h/24 partout, sans exception. Tout est mesuré jusqu'à la quantité d'eau qu'il utilise pour se rincer la bouche : on vérifie scrupuleusement qu'il recrache tout. Les médecins lui font faire une batterie de tests, et sont bien obligés de constater son état de santé exceptionnel. Leur objectif, avouent-ils dans ce reportage : comprendre comment on peut se passer de nourriture et d'eau, pour faciliter de futures missions aérospatiales indiennes vers Mars.
Mais Prahladbhai Jani n'en est pas à son premier internement. En 2003 déjà il avait accepté de participer à une étude scientifique de 10 jours complets menée à l'hôpital Sterling d'Ahmedabad (état du Gujarat, Inde). L'équipe du docteur Sudhir V. Shah était composée de 21 spécialistes couvrant des domaines comme la cardiologie, la neurologie, l'urologie, la gastro-entérologie, l'ophtalmologie, la fonction rénale, la fonction pulmonaire, l'analyse de l'orl, la psychiatrie, la médecine générale. Tous les résultats recueillis sont consultables ici. Durant cette étude il a été constaté que le patient n'a pas émis de selles ni d'urine au grand étonnement des médecins l'observant. Il a même été constaté par échographie faite deux fois par jour que l'urine produite dans le corps de Pralahd Jani semblait être résorbée par les parois de la vessie. Les médecins ont constaté que malgré cette absence de prise de nourriture solide ou liquide le patient était en pleine forme physique et mentale. Au septième jour de l'expérience les médecins lui ont fait gravir des escaliers sur 6 étages, puis lui ont pris le pouls. Ils ont comptés 55 pulsations, chiffre réservé aux athlètes de haut niveau, alors qu'eux mêmes étaient à 100 pulsations au sixième étage. Chiffre plutôt exceptionnel pour un homme de 74 ans (en 2003).
Depuis toujours des individus parviennent à vivre dans eau ni nourriture en Inde. Certains se font enterrer et ressortent vivants après des années. La science n'a jamais daigné se pencher sérieusement sur la question. Peut-être que ces indiens parviendront-ils à allier la puissance de la médecine moderne à la profondeur et à la finesse de leur médecine ancestrale. Une voie qui doit être cherchée pour le bien de l'humanité. Parmi d'autres, le centre Takiwasi en Amérique Latine, défriche déjà activement le sujet.
Tout cela ne nous est pas exposé dans le reportage de France 3.
Étonnant ce ton... A la fois l'information est sérieuse (et prise très au sérieux par les indiens), profonde d'implications, elle ouvre potentiellement des horizons bouleversants ; à la fois elle est délicatement tournée en dérision par nos esprits occidentaux, au fond ces journalistes n'y croient pas, ils ont classé ce sujet dans une rubrique "léger" et non "science", "rigolade" et non "sérieux". Même face aux preuves définitives, il est probable qu'ils refusent l'évidence ou qu'ils s'en désintéressent. C'est ainsi que la rationalité à l'occidentale dévoile à l'occasion son caractère profondément... irrationnel.
Mais Prahladbhai Jani n'en est pas à son premier internement. En 2003 déjà il avait accepté de participer à une étude scientifique de 10 jours complets menée à l'hôpital Sterling d'Ahmedabad (état du Gujarat, Inde). L'équipe du docteur Sudhir V. Shah était composée de 21 spécialistes couvrant des domaines comme la cardiologie, la neurologie, l'urologie, la gastro-entérologie, l'ophtalmologie, la fonction rénale, la fonction pulmonaire, l'analyse de l'orl, la psychiatrie, la médecine générale. Tous les résultats recueillis sont consultables ici. Durant cette étude il a été constaté que le patient n'a pas émis de selles ni d'urine au grand étonnement des médecins l'observant. Il a même été constaté par échographie faite deux fois par jour que l'urine produite dans le corps de Pralahd Jani semblait être résorbée par les parois de la vessie. Les médecins ont constaté que malgré cette absence de prise de nourriture solide ou liquide le patient était en pleine forme physique et mentale. Au septième jour de l'expérience les médecins lui ont fait gravir des escaliers sur 6 étages, puis lui ont pris le pouls. Ils ont comptés 55 pulsations, chiffre réservé aux athlètes de haut niveau, alors qu'eux mêmes étaient à 100 pulsations au sixième étage. Chiffre plutôt exceptionnel pour un homme de 74 ans (en 2003).
Depuis toujours des individus parviennent à vivre dans eau ni nourriture en Inde. Certains se font enterrer et ressortent vivants après des années. La science n'a jamais daigné se pencher sérieusement sur la question. Peut-être que ces indiens parviendront-ils à allier la puissance de la médecine moderne à la profondeur et à la finesse de leur médecine ancestrale. Une voie qui doit être cherchée pour le bien de l'humanité. Parmi d'autres, le centre Takiwasi en Amérique Latine, défriche déjà activement le sujet.
Tout cela ne nous est pas exposé dans le reportage de France 3.
Étonnant ce ton... A la fois l'information est sérieuse (et prise très au sérieux par les indiens), profonde d'implications, elle ouvre potentiellement des horizons bouleversants ; à la fois elle est délicatement tournée en dérision par nos esprits occidentaux, au fond ces journalistes n'y croient pas, ils ont classé ce sujet dans une rubrique "léger" et non "science", "rigolade" et non "sérieux". Même face aux preuves définitives, il est probable qu'ils refusent l'évidence ou qu'ils s'en désintéressent. C'est ainsi que la rationalité à l'occidentale dévoile à l'occasion son caractère profondément... irrationnel.


