mercredi 26 août 2009

Au nom de Dieu !

A Castel Volturno, près de Naples, un prêtre italien, Padre Giorgio, scandalisé par la politique xénophobe de Berlusconi, émet des permis de séjour "au nom de Dieu". Le plus intéressant est à la fin :
Moi je suis convaincu que dans le fond ça convient au gouvernement italien, d'avoir beaucoup de clandestins, parce que grâce à eux de nombreux travaux sont effectués à tous petits prix.
On pourrait ajouter que la stigmatisation des étrangers, vieille ficelle parmi les vieilles ficelles de la politique, est un terrain sur lequel il est facile de se faire élire. Il s'agit de canaliser le mécontentement des gens vers des boucs émissaires. Et dans cette entreprise la peur de l'autre et l'incompréhension constituent d'efficaces leviers.



Voir aussi cet article.

vendredi 21 août 2009

Un ticket pour l'enfer

Pour cette pièce de théâtre, "Un ticket pour l'enfer" c'est vous qui devenez le clandestin, sans en avoir été informé par avance... Voyez par vous-même (commentaire en anglais désolé)


lundi 17 août 2009

L'Italie en tête de l'Europe xénophobe

Par un cruel clin d’œil de l’histoire, c’est un 8 août que sont entrées en vigueur les lois iniques de la majorité berlusconienne contre les migrants en situation irrégulière et pour des mesures sécuritaires instaurant des rondes de brigades privées de triste mémoire dans les municipalités qui le souhaitent. (...) Dans une Italie sans mémoire, le délit de clandestinité menace de très nombreux travailleurs et ceux qui les soutiennent. Des opposants dénoncent un véritable retour des lois raciales fascistes de 1938. Ce qui est effectivement le cas, même si les contextes et leurs victimes sont bien différents, s’agissant de certaines discriminations, comme l’interdiction des mariages mixtes, qui sont introduites. En outre, d’innombrables personnes âgées dépendantes se demandent si leur badante, l’auxiliaire de vie qui s’occupe d’elles jour et nuit, va encore pouvoir aller leur faire des courses. Il faut dire que la droite italienne ne cesse d’attiser une atmosphère lourdement xénophobe qui pousse à la rancœur et à la délation.

D'après Charles Heimberg dans Mediapart

vendredi 7 août 2009

Toujours inviolable

La nouvelle carte d'identité britannique sera infalsifiable. Sécurisée. Un bijou de technologie. Sauf que Adam Laurie, un célèbre hacker anglais, a gâché la fête. Il a cracké et re programmé cette "ID card" en 12 minutes !

Plus d'infos sur cet excellent blog où l'on apprend au passage que la carte d'identité est encore facultative en France, même si les autorités françaises oublient en général de le préciser.
Précédent billet sur le sujet

mardi 28 juillet 2009

La France "rattrape son retard"

C'est la formule employée par Le Figaro pour présenter l'explosion du nombre d'écoutes téléphoniques, qui a augmenté de plus de 440 % en sept ans, passant de 5 845 en 2001 à 26 000 en 2008. A 497€ HT par interception sur une ligne fixe, et 88€ HT pour un mobile, cela fait une facture plutôt salée pour la Chancellerie.

On découvre d'autres joyeusetés dans cet article, comme l'existence du projet Essaim, six micro satellites destinés, eux aussi, à écouter nos échanges de mail, ou de fax entre autres...

La question de l'efficacité de telles pratiques (légitime au regard du coût), et de ses effets secondaires possibles ou avérés sur les libertés individuelles, n'est pas posée. Pour Le Figaro "rattraper notre retard" est un argument suffisant.

On n'a, par exemple, jamais entendu parler en France de Anne Roth, cette allemande qui a ouvert un blog suite à la mise en détention préventive de son mari Andrej Holm. Que lui reprochait-on ? D'utiliser dans ses articles de sociologie une terminologie pouvant appartenir à un groupe conspirationniste : "gentrification" (terme urbanistique) ou "embourgeoisement" par exemple. On lui reprochait d'avoir accès à une bibliothèque universitaire spécialisée lui permettant d'approfondir ses présumées recherches séditieuses, d'effectuer des recherches douteuses sur internet, de ne pas préciser au téléphone la raison d'un rendez-vous, de n'avoir pas une adresse email de la forme "prenom.nom@...". Il a rencontré deux fois des membres d'un groupe radical "MG", sans emporter son téléphone portable : la preuve qu'il avait quelque chose à se reprocher. Les autorités avaient-elle une seule preuve tangible ? Non. Andrej Holm aurait-il pu mener ces recherches dans le strict cadre de ses travaux en sociologie ? Oui. Il a été libéré sous caution après 1 mois d'emprisonnement.

Seul Rue89 en avait parlé
Site de soutien à Andrej Holm

Où l'on voit que "l'avance" de nos voisins allemands n'est pas nécessairement une panacée. Elle mériterait, au moins, que l'on s'interroge sur les conséquences d'une surveillance toujours plus technologique et toujours plus intrusive. En terme de contre-espionnage, la méthode la plus efficace demeure le renseignement humain, et notamment l'infiltration...

lundi 20 juillet 2009

Fini de rire !

Il y a deux ans, j'avais suivi la brigade des activistes clowns dans sa manifestation colorée pour le 14 juillet au Carrousel du Louvre. A l'époque Sarkozy venait juste d'être élu. Deux ans plus tard, le nouveau président est bien installé, et il n'a plus le sens de l'humour...

dimanche 9 novembre 2008

Navigo

Le passe navigo représente une nouvelle régression pour nos libertés individuelles. Ce film développe la question et précise le contexte qui a vu naître ce nouvel outil de traçage.


dimanche 26 octobre 2008

Ils veulent privatiser la guerre

Il est évident que les grandes firmes multinationales ont acquis, ces dernières décennies, une emprise déterminante sur les gouvernements et sur leurs choix. Les financiers et les lobbyistes ont infiltré tous les étages du pouvoir et leur avis est souvent plus déterminant que celui des peuples eux-mêmes. Le cas des OGM étant sans doute le plus frappant.
Mais une volonté populaire forte, déterminée et massive demeure capable de faire sauter les verrous et d'inverser ponctuellement le rapport de forces. Le suffrage universel, à partir du moment où il n'est pas truqué, garantit au peuple un levier lui permettant d'influer sur le cours de l'Histoire.
Cela demeure possible dans le mesure où les Etats disposent du monopole de la force. Leurs décisions s'imposent aux multinationales, quelle que soit la puissance financière de ces dernières. Jusqu'à aujourd'hui les grandes firmes ont défendu leurs intérêts en influençant les gouvernements, mais que se passerait-il si elles se mettaient à disposer elles-mêmes de leurs propres forces armées ? Si des armées privées, offraient leurs services au plus offrant, à échelle mondiale ? Pire, si les Etats se mettaient à sous-traiter la guerre et le maintient de l'ordre ? Si ceux-ci se mettaient à privatiser l'emploi de la violence comme ils ont privatisé les services publics, perdant ainsi progressivement le contrôle sur la sphère militaire ? Voilà un scénario de science-fiction qui permet de tracer des équations sombres et nombreuses.
Et c'est malheureusement le chemin qui est actuellement pris aux Etats-Unis, notamment au cours de la guerre en Irak. Regardez cet extrait d'un documentaire intitulé "Guerre et paix", diffusé sur Arte.

Voir aussi cet article : de jolis jouets pour les grands enfants.




jeudi 23 octobre 2008

« Chaque homme est une race, monsieur le policier »

Poursuivi pour «outrage, incitation à l’émeute et violence envers des dépositaires de l’autorité publique» Patrick Mohr, metteur en scène, et animateur de la compagnie du théâtre Spirale, devait comparaître le 13 octobre au tribunal correctionnel d'Avignon. Il dénonce, au contraire, les violences et l'agression qu'il a subies de la part des policiers, en plein festival d'Avigon. Son avocat, Me William Bourdon, annonce de son côté une plainte qui « établira la responsabilité des fonctionnaires dans cette bavure ».

Lu sur contreinfo.com
Voir aussi cet article sur Rue89 : l' "outrage" est en pleine forme

La suite

mercredi 22 octobre 2008

Sans casque ni bouclier

Ce témoignage a été tourné à la suite d’une rencontre. Lors d’une de ces conférences sur la politique sécuritaire et ses dérives. Vers la fin, un homme s’est levé. Il a déclaré qu’il venait de quitter la police, que la plupart des dérives que l’on venait d’évoquer n’était pas le fruit du hasard mais bien le résultat d’une politique élaborée au plus au niveau et transmise, ensuite, de manière pyramidale à travers la hiérarchie policière. Il avait réussi à s’en sortir, au prix d’un changement de carrière complet, là où la plupart de ses collègues avait fini par plier l’échine ou par « craquer ». Des mois, des années de lutte, pour ne pas se faire broyer administrativement et humainement par un système d’autant plus puissant qu’il a quasiment éliminé toutes formes de contestation en son sein. Le site : regarde à vue


La tolérance zéro stimule la délinquance d'Etat

A l'heure où la fronde grossit à l'encontre de Rachida Dati et de la politique du tout répressif il convient de rappeler quelques réalités

30% des détenus sont en fait des prévenus, présumés innocents. Effectivement, 60% de ces derniers sont innocentés.

De tels séjours en prison donnent régulièrement droit à des drames, tellement les conditions de détention sont épouvantables (les pires de l'Europe selon l'ONU). Innocents violés, blessés, violentés... suicides en série, notamment chez les mineurs.

On ne s'émeut pas de ces victimes-là, qui ne valent pourtant par moins que celles dont les agresseurs sont en prison, à juste titre, eux. Les indemnisations sont ridiculement basses, mais il faut dire que leur montant est décidé par le coupable lui-même...

Pourtant, la majorité des prévenus pourraient sans risque être placés sous contrôle judiciaire, ou sous bracelet électronique

C'est même ce que prévoit la loi, qui précise que le placement en détention d'un citoyen présumé innocent ne peut être effectué qu'à titre exceptionnel. Cet exceptionnel est pourtant devenu la règle. Jusqu'à l'extrême ces dernières années. Alors même que le taux d'occupation des prisons françaises dépasse en moyenne les 120%, les détentions injustifiées ont augmentées de 77% entre 2004 et 2007.

Ainsi si l'on comptait 491 demandes de réparation en 2004, on en dénombre 645 en 2007. 645 personnes, pour l'immense majorité d'entre-eux, traumatisées à vie et pourtant innocentes.

Où l'on voit que la "tolérance zéro" envers les délinquants accroit considérablement le nombre de cas où l'Etat lui-même agit en délinquant. Est-ce un paradoxe ?


vendredi 3 octobre 2008

Rien à se reprocher

La videosurveillance partout, la carte bleue qui papote, la passe navigo qui vous trace, le téléphone portable qui vous localise et vous écoute ; où est le problème, de toute façon, si l'on a rien à se reprocher ?

Les jeunes grenoblois qui se sont rendus, le 20 septembre, au forum "un nouveau monde" organisé par Libération et la municipalité PS, n'avaient eux non plus, rien à se reprocher. Certes le petit groupe avait réussi depuis quelques années à imposer un débat à l'échelon local sur le danger des nanotechnologies, la videosurveillance généralisée, le "progrès" sans conscience... Est-ce interdit en démocratie ? Toujours est-il que les individus en question étaient tous fichés (comme de plus en plus de français) et que la police leur a interdit l'accès au forum. Le débat s'est déroulé sans problème et l'on n'a pas parlé des sujets qui fâchent...

Source : Le Canard Enchaîné


mardi 15 juillet 2008

Fichage de systématique de tous les acteurs sociaux

Lisez ce communiqué du Syndicat de la Magistrature

« La vie des autres » avec EDVIGE

Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.

Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.

L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc….

Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale. Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition. En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?

Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.

Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre.


samedi 17 mai 2008

In-vio-lable

Cette fois-ci c'est sur, le nouveau passeport biométrique qui arrive en France en 2009 va éliminer les resquilleurs, les imposteurs et surtout les terroristes. Une avancée sans précédent dans la sécurité publique...

La suite

mercredi 30 avril 2008

Regroupement des fichiers de police

Au cas où vous ne le sauriez pas déjà, il existe de multiples fichiers de police en France. L'un des plus gros est le STIC (plus de 20 millions de personnes fichées) créé illégalement en 1995 par Charles Pasqua, et légalisé en 2001 par Daniel Vaillant. Le JUDEX, qui est son équivalent au sein de la gendarmerie nationale, a lui aussi été créé de façon illégale. Aujourd'hui la question de l'illégalité des fichiers de police se pose beaucoup moins dans la mesure où la CNIL en a été désaisie en 2004. Elle n'a plus qu'un rôle consultatif à leur sujet.

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie ont décidé de regrouper les données contenues dans ces deux fichiers. Le nouveau fichier s'appellera Ariane et il utilisera une interface de gestion et de saisie nommée Ardoise, pour "Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'information statistique sur les enquêtes". Il s'agit de remplacer le "Logiciel de rédaction des procédures" (LRP) datant de 1995.

Mais Ardoise fait polémique. Sous le choix "état de la personne" le fonctionnaire ou le militaire auront les choix suivants : "homosexuel", "transexuel", "handicapé", "sans domicile fixe", "personne se livrant à la prostitution", "travesti", "relation habituelle avec personne prostituée", "personne atteinte de troubles psychologiques", "usager de stupéfiants", "permanent syndical". Récolter de telles informations pour tout individu ayant un contact avec la police (suspect, témoin, victime) suscite une levée de boucliers, particulièrement de la part des associations anti-homophobie. Michèle Alliot-Marie déclare donc qu'elle va réfléchir "quelques semaines". Mais elle précise :

Les renseignements sont les mêmes que ceux du logiciel actuel.

C'est là que se situe le réel problème qu'éclipse la polémique. Créé en 1995 de façon complètement illégale le STIC recueille déjà ce genre d'information depuis 13 années, tout comme les fichiers des RG, et tout comme le JUDEX, créé dans les années 80. Un tiers de la population figure dans ce titanesque fichier ! L'utilisation du STIC ou du JUDEX est entrée dans les mœurs de la Police et de la place Beauvau, qui ne voyaient donc rien de nouveau dans la mise à jour de son logiciel. Mais cette nouveauté porte à la lumière de la population des agissements qu'elle n'approuve pas nécessairement. Gageons que le "temps de réflexion" invoqué par la ministre servira à trouver une bonne méthode pour éviter que la vérité n'éclate.

Je suggère à la ministre de ne plus proposer de choix prédéterminés dans "état de la personne", comme cela était le cas avec l'ancien "Logiciel de rédaction des procédures" (LRP). Le ministère pourra déclarer en toute bonne foi :" nous avons supprimé ces choix", et dans la réalité il deviendra possible de tout inscrire en face du champ "état de la personne". Ce qui était proposé initialement bien sûr, mais d'autres choses encore (noir, arabe, punk, hacker, squatteur...). Cela calmera les craintes des associations tout en élargissant les possibilités de collecte de renseignement. N'oublions pas d'ajouter un champ "renseignements divers" pour y transposer les opinions politiques ou philosophiques des citoyens, car elles figurent déjà dans le STIC.

Ce n'est pas la CNIL qui va s'opposer en sérieusement à ce projet (ce qui ne l'empêche pas de gesticuler et de conférer une caution morale en finissant par tout avaliser). Relisons le Canard Enchainé du 14 avril 2004.

Heureusement, la Cnil n’est pas dirigée par un sauvage. Son nouveau président, Alex Türk, sénateur divers-droite, ex-RPR, est un spécialiste des fichiers de police. Il les adore, surtout interconnectés. Il a assuré la présidence des autorités de contrôle du fichier de l’espace Schengen, et des relevés d’empreintes digitales des demandeurs d’asile. Il a plaidé avec fougue pour le regroupement, demandé par Sarkozy, des fichiers de police et de gendarmerie.

Et, à présent, devant le Sénat, il propose que l’Etat puisse se passer de l’autorisation de la Cnil pour créer des fichiers de sécurité. On pourrait même se passer de la Cnil. Mais ce serait dommage pour son président..."

En effet, la loi du 6 août 2004 désaisira la CNIL des fichiers de police en cantonnant l'organisation à un rôle consultatif.

Voir aussi
Sur le site de la LDH de Toulon

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Ce Jardin-là

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