lundi 29 mars 2010

Let's Make Money + John Perkins

J'ai vu ce soir le documentaire "Let's Make Money" qui parcourt le monde afin d'expliquer une partie des rouages de l'immense machine néolibérale. Cinq passages ont retenu particulièrement mon attention pour la qualité des informations, je vous les livre donc ici.

Le deuxième extrait consiste essentiellement en l'interview de John Perkins, un "tueur économique" repenti, qui passe désormais son temps à expliquer publiquement en quoi a consisté son métier pendant des décennies. Pour approfondir cette question très riche en révélations, j'ajoute un documentaire de 26' consacré exclusivement à cet homme (en deux parties). John Perkins a également écrit deux livres.

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samedi 27 mars 2010

DOC >>> The Corporation

Après avoir étudié l'autogestion dans les entreprises et leur contraire, le totalitarisme néolibéral à l'assaut des richesses d'une nation, allons un peu plus loin dans cette seconde partie. Le film que je vous présente cette semaine est une perle. Il est long, 2h24, mais il est réalisé avec finesse, intelligence et créativité. On ne n'ennuie pas une seconde. La première partie dure 40 minutes et part du constat que l'on considère en droit une entreprise comme un individu. De fait, les lois gratifient les "personnes morales" des mêmes droits que les personnes physiques. Très bien, dis le film. Dressons-donc le profile psychologique des entreprises, comme on le ferait pour un individu. Faisons l'inventaire de ses comportements normaux et habituels (admis par la loi et les règles capitalistes) et voyons quel est son profil. Petit à petit, point par point, l'individu se dessine : il s'agit d'un psychopathe. La suite du film n'en est que plus intéressante. Un film de Mark Achbar et Jennifer Abbott.



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mercredi 24 mars 2010

Real-politique

Dans les documents à vocation internes, les élites s'expriment plus librement que face aux populations. Le Cahier de politique économique de l'OCDE est un bon bréviaire pour les néolibéraux. Apprenez à travers ces quelques extraits du choisis par la CNT-F (dans le n°13 publié en 1996) à quelle sauce on aime vous croquer...

Je vous encourage également à lire cet article de Bernard Conte, qui illustre comment cette politique, après avoir ravagé les pays pauvres, s'apprête à investir l'Europe. La Grèce constitue à cet égard un test, un premier coup. L'article s'appuie sur des extraits du même rapport.

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dimanche 21 mars 2010

Tuyaux percés

  • Selon Xavier Harel, journaliste à La Tribune, le montant de l'évasion fiscale imputables aux multinationales en France est de 20 milliards d'euros chaque année. L'Etat ferme les yeux là-dessus. Selon Laurent Cordonnier, économiste, ce montant s'élèverait en réalité à 50 milliards.
  • Laurent Cordonnier nous rappelle également que l'Etat consent chaque année 25 milliards d'exonérations de charges patronales, qu'il doit théoriquement compenser à la Sécu. S'il ne le fait pas le trou de la sécu se creuse, s'il le fait les dépenses de l'Etat augmentent. Dans tous les cas nous subventionnons ainsi des entreprises privées de façon massive.
  • Le paquet fiscal coûterait entre 15 et 30 milliards selon les estimations (15 à 20 pour Thomas Piketty ; 30 pour Laurent Cordonnier)
  • La baisse de la TVA dans la restauration 3 milliards.
  • Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux permet d'économiser 500 millions d'euros.

vendredi 19 mars 2010

DOC >>> Mémoire d'un saccage

Fernande Solanas, réalisateur argentin, sonde avec acuité l'histoire récente de son pays dans ce documentaire réalisé en 2003. Nous parlions la semaine dernière des nombreuses expériences d'autogestion dans ce pays, et de leur réussite pratique malgré l'opposition de toute la caste des notables, des politiques et des propriétaires. Cette page autogestionnaire de l'histoire argentine fait suite à un écroulement économique total, en 2001, lorsque le peso cesse d'être indexé sur le dollar. Dans ce film, Fernando Solanas file une chronique de l'ère Carlos Menem. De 1989 à 1999, ce président néolibéral, élève modèle du FMI, va littéralement piller le pays en privatisant à vil prix pratiquement toutes les ressources nationales. Les procédés sont les mêmes qu'en Europe, mais les mesures sont plus radicales et plus rapides, et le voile est moins épais, les positions moins hypocrites, les discours plus directs. Ainsi juste après son élection, et malgré sa triple promesse "Je ne vous trahirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous trahirai pas", le jeune président n'hésite pas à renier ouvertement toutes ses promesses pour poursuivre la politique néolibérale de la dictature, au service d'une minorité conservatrice et des Etats-Unis, avec lesquels Menem déclare vouloir entretenir "des relations charnelles". C'est un virage à 180 degrés, quelques jours après son élection. S'ouvre alors une période de corruption sans précédent, et de dépeçage du pays, au profit d'une caste nationale et mondiale (dont France Telecom en France, par exemple). Voyez "Mémoire d'un saccage", un film de Fernando Solanas.



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vendredi 12 mars 2010

Il faut fermer la bourse !

Frédéric Lordon devrait être payé par l'Etat. Son travail est un vrai service public à lui tout seul. Il est pédagogique, clair, il permet à n'importe qui de comprendre le fonctionnement du monde économique.

Nous avons tous plus ou moins accepté l'idée que l'économie revêtait un fonctionnement d'une telle complexité qu'il nous était impossible de le comprendre et d'en dégager une image générale, une compréhension globale qui soit fiable. Cela semble légitimement réservé à des spécialistes. Nous perdons ainsi non seulement le contrôle mais la compréhension du moteur qui sert à répartir l'argent, les richesses et le travail dans nos sociétés et maintenant sur le globe tout entier.

Cette situation, pourtant très peu fidèle aux idéaux démocratiques, ne semble pas gêner le monde politique, qui n'entreprend aucun effort de vulgarisation, et qui surtout ne tente rien qui puisse réintégrer la population dans une machine qui décide de leurs vies dans une large mesure.

C'est le travail que fait Frédéric Lordon. Economiste vulgarisateur, au langage imagé et vivant, il est résolument engagé dans la mise à jour des mécanismes qui assurent l'appropriation des richesses de toute la planète par une minuscule minorité. Cerise sur le gâteau, notre économiste par ses analyses et ses réflexions, redécouvre l'autogestion et le mutualisme

J'avais déjà relayé sa précédente intervention dans l'émission de Daniel Mermet, je vous propose aujourd'hui d'écouter ses éclairages sur la situation présente.



mercredi 10 mars 2010

DOC >>> The Take

Après la SDAB en Bretagne, les LIP dans les France des années 70 ce troisième documentaire permet de continuer à filer la thématique passionnante de l'autogestion. On monte encore d'un cran dans l'ampleur de l'expérience. Nous partons en Argentine, de nos jours. Suite à la crise de 2001, largement créée par les deux mandats du néolibéral Carlos Menem (nous y reviendrons la semaine prochaine), de nombreux travailleurs ont pris de contrôle de leur usine, pour en empêcher la fermeture et garder leur emploi. On estime qu'ils sont aujourd'hui 50 000 à travers le pays à vivre ainsi. Ils doivent se battre avec les juges pour que leurs collectifs obtiennent la propriété des moyens de productions, appelés légalement à être bradés dans un processus de liquidation. Voici "The Take" ("La Prise" de pouvoir, de contrôle) de Naomi Klein.



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dimanche 7 mars 2010

Comment percer des trous dans le tuyau


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