Vivement qu'ils meurent tous ces résistants, tous ces témoins de l'ancien temps. On les aimera tellement quand ils seront morts. On les aimera tellement lorsqu'ils auront perdu la parole. Stéphane Hessel, par exemple, a du perdre la tête. C'est la sénilité, sans doute, qui doit obscurcir son jugement. Prisonnier évadé en 1940, résistant, il rejoint le Général de Gaulle en 1941. De Gaulle ! Pas vraiment un gauchiste. Que dit-il Stéphane Hessel ? Ce soir, sur France 3, il dit cela :
Bien entendu le mal derrière tout cela, c'est le déséquilibre de l'économie financière, qu'on a laissé aller sans régulation, jusqu'à rendre le monde actuel ingérable. Et les valeurs fondamentales qu'exigeait le Conseil National de la Résistance : nous débarrasser des féodalités économiques - ces valeurs là il faut que les jeunes les comprennent, s'indignent lorsque ces valeurs sont bafouées, comme elles le sont dans pas mal de régions du monde...
Un discours que l'on qualifie volontiers de "radical" dans la presse du XXIème siècle. Il n'est pas rare qu'un homme, erreur de jeunesse, ait commencé sa vie en portant les valeurs de gauche (combien de trotskystes dans les placards ?) avant de se ranger bien à droite. Mais il est plus singulier que l'un des rédacteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 finisse en ultra-gauchiste... magie des catégories. La Résistance historique de la France n'est pas encore toute entière dans le tombe, figurez-vous !
On a pas lésiné sur les moyens pour faire un beau spectacle son et lumières à Auschwitz en 2005, on a rivalisé d'idées pour fêter la chute du mur de Berlin, on en a pris plein les yeux. Certains on pleuré.
Mais que disent ceux qui ont vraiment résisté.. Que disent-ils ?
On peut, par exemple, commencer par aider les salariés des raffineries en grève. Les soutenir financièrement, c'est à dire se substituer collectivement à Total pour les payer, c'est assurer la poursuite du mouvement. Leur grève est un levier dont nous devons nous saisir. Ce modèle d'action ne doit pas être négligé. Quelques grèves clés à des points vitaux peuvent mettre notre économie à genoux. C'est ce que redoute la classe dirigeante. Sans nous, elle n'a plus rien.
Aujourd'hui 70% de la population soutient le mouvement mais plus de 90% de ces 70% continuent le travail : crédit à payer, peur du licenciement, bref la majorité est piégée et ne peut pas protester. Et du coup l'étau continue de se resserrer. Une alternative à la grève générale, qui reste toutefois souhaitable, peut consister à ne bloquer que les points clés de la machine avec le soutien financier du reste de la population qui continue de travailler et offre une partie de son salaire aux grévistes. En gros, il s'agit de détourner l'argent du capitalisme pour le retourner contre lui-même.
Il peut aussi être bon de venir filer un coup de main physiquement pendant ses jours de congés. Les points clés du moteur capitalistes faciles à impacter, car très centralisés, sont essentiellement l'énergie et les transports. On peut noter que les chambres de compensation (vous vous rappelez de Clearstream ?) sont aussi des points nodaux où les flux financiers sont très fortement centralisés, tracés et mémorisés. Ce sont des talons d'achille du capitalisme. Mais la plupart de ces entreprises ne sont pas en France, ce qui complique les choses, dans l'immédiat.
Pour passer à l'action tout de suite, vous pouvez par exemple rédiger un chèque, du montant de votre choix, et l'envoyer à cette adresse :
RAFFINERIE DE GRANDPUITS
INTERSYNDICALE CGT / CFDT
77720 MORMANT CEDEX
A l’ordre de :
Intersyndicale C.G.T. / C.F.D.T. Total GPS
Numéro de téléphone de contact : Franck Manchon 06 21 97 37 70
Aujourd'hui, dans la matinée, le trafic ferroviaire a été "gravement perturbé" en Ile-de-France "sur plusieurs points du réseau RFF (Achères, Dourdan, Etampes, Montceau, Paris Austerlitz), et sur des installations SNCF à Mitry et à la gare Montparnasse", selon la direction de la SNCF.
"Des actions semblables menées dans plusieurs régions et villes dont Chartres, Metz et Dunkerque rendent plus difficile les déplacements quotidiens des usagers", ajoute la SNCF, qui parle d'actes venant de "groupes isolés, rassemblant des manifestants et quelques cheminots".
Extrait d'une dépêche AP. Allez aussi voir le site des hacktivistes
Tim Jackson est un économiste anglais qui propose de refondre notre modèle économique pour l'adapter aux réalités de notre monde : les ressources sont finies. Il est donc irréaliste d'attendre une croissance perpétuelle et d'en faire le moteur économique. Les pays développés consomment trop et n'en sont pas heureux pour autant.
Nous sommes enfermés dans une cage de fer : encouragés à dépenser de l'argent que nous n'avons pas, pour acheter des choses dont nous n'avons pas besoin, pour créer des impressions qui ne dureront pas, sur des gens qui ne nous importent pas
Ce message s'adresse à la direction de la station.
A propos de Stéphane Guillon et Didier Porte.
Votre courage m'a frappé. Vous n'avez pas tergiversé. Vous avez frappé net.
Je vous remercie d'opérer au grand jour. Etre l'obligé du pouvoir pousse fréquemment à la dissimulation ou à l'hypocrisie. Rares sont ceux qui assument honnêtement le rôle de censeur.
La voix de France Inter n'en sera que plus claire après cette éructation.
Elle n'en sera que plus juste et que plus accordée sur la partition nationale.
Mais moi je vous laisse entre vous, merci. Je vous laisse fermer la marche, et suivre du doigt et de l'œil le petit chef d'orchestre qui lui aussi, finira un jour par avoir fait son temps.
La perspective aura basculé ce jour-là. Face ou pile, pile ou face. Judicieux ou servile ?
Judicieux aujourd'hui, servile demain ; vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà...
Mais l'on n'a pas besoin des Lumières pour écouter la radio...
Car... France Inter...dit. France Inter...ment. France Inter...dit. France Inter...ment.
Puisqu'il a perdu sa liberté, j'ai fermé mon poste.
Ah oui... Bonne chance pour votre carrière.
PS : on aurait du dire aux deux trublions "Casse toi pauv' con". Ca au moins, ça n'est pas une insulte.
Quel est le passé de Nicolas Sarkozy, sa carrière, ses liens, ses attaches véritables ? Pour quels intérêts travaille-t-il ? Vous trouverez ici une réponse assez claire sous la plume de Thierry Meyssan.
Cet article est exclusivement basé sur des faits. Toutes les informations sont vérifiables, à part deux révélations importantes en elles-mêmes, mais en marge du sujet traité.
Reproduction de l'éditorial de Jean-Noël Montagné qui présente dans ce texte bien ficelé le premier opus du festival Estive Numérique. Autogestion, solutions locales, technique au service de l'homme, convivalité. Un programme passionnant, et riche de projets innovants.