samedi 2 février 2013
mardi 18 décembre 2012
Obama embarassé
dimanche 2 décembre 2012
Rien à voir avec la France
- En Belgique, la part des dépenses publiques dans le produit intérieur brut (PIB : la richesse nationale) est quasiment stable depuis les années 80, tournant en moyenne autour de 43% (Sce : Banque Nationale de Belgique)
- Pour une dette passant de 48,5 milliards € en 1980 à 362,3 milliards € en 2011, les belges ont payé 470,5 milliards € (Sce : Banque Nationale de Belgique, mars 2012) d'intérêts aux créanciers. En moyenne, la Belgique a donc remboursé 15 milliards € par an en intérêts de la dette sur les trente dernières années.
- En Allemagne, 20% des salariés, soit cinq millions de travailleurs, gagnent un maximum de 400€/mois. En 2010, 7,2 % des salariés étaient proches du seuil de pauvreté.
- La BCE (Banque centrale européenne) prête aux banques privées à 0,75%, celles-ci re-prêtent aux Etats à 10 ans à 2,6% (Belgique), 2,2% (France), 6% (Espagne), 5% (Italie), 12% (Portugal)... ces taux sont ceux payés pendant l’été 2012.
samedi 1 décembre 2012
Privatisation en douce
Petit à petit l'oiseau fait son nid.
Pendant qu'on laisse les hôpitaux publics se délabrer par manque de moyens et d'effectifs, et qu'on les oblige à adopter une logique comptable et marchande ; on prépare la privatisation de l'assurance maladie. C'est la route que tracent nos politiques de gauche comme de droite vers le modèle américain (dont on voit actuellement les résultats, avec des milliers de personnes qui meurent ou restent malades alors que des traitements existent, faute de couverture maladie. Vous avez tous vu ces reportages sur les ONG qui montent des dispensaires itinérants dans le pays).
Dernière percée en date : permettre aux mutuelles de moins bien rembourser des médecins choisis hors de leur réseau. Les mutuelles auraient ainsi le droit de passer des accords avec des médecins, et d'inciter financièrement, c'est à dire d'obliger les moins aisés, à choisir ces professionnels-là. On ne sait pas ce qui sera négocié, sur quelle base et pour quelle conséquence. On présente ce système comme gagnant-gagnant, plus de patients pour le médecin, moins de dépenses pour la mutuelle et pour le patient. En réalité le patient ne dépensera pas moins, il dépensera plus s'il sort des clous fixés par sa mutuelle. Les médecins déjà débordés le seront encore plus, et on imagine les temps d'attente pour un rendez-vous. Les autres verront fuir une partie de leur clientèle et s'appauvriront, voire devront fermer.
J'aimerais bien savoir ce qu'en pensent les laboratoires pharmaceutiques, qui sont les seuls à assurer une "formation" continue des médecins en leur envoyant régulièrement leurs VRP, ou en leur promettant des vacances ou des ordinateurs gratuits s'ils vendent assez de médicaments. Qui fera le marteau et qui fera l'enclume?
Tout ça pour ça
Petit rappel sur ce qu'est le MES
Souriez, vous êtes suivis
Les enquêteurs étaient remontés jusqu'au chef d'entreprise en recoupant la géolocalisation de son téléphone portable, ainsi que les relevés du badge de télépéage.Où l'on apprend par hasard, au détour d'un fait divers, que les informations de géolocalisation de nos téléphones portables sont stockées et peuvent être utilisées contre nous par les autorités. Nous sommes véritablement tracés.
mercredi 28 novembre 2012
C'est dans l'air
Émission "C Dans l'air", ce soir, sur le thème des fraudes électorales à l'UMP
La démocratie c'est difficile, il faut y aller petit à petit, c'est normal
En gros, il est normal que le monde politique, qui passe son temps à donner à tout le monde des leçons de démocratie, soit incapable de l'appliquer pour elle-même. Il est presque normal qu'ils trichent lors d'un vote (!!!), c'est une question de temps pour "prendre les bonnes habitudes". Pourtant, tricher lors d'un vote, qui représente à la fois le cœur et le symbole de la démocratie, c'est sans doute l'un des actes les plus durs et les plus méprisants que l'on puisse poser à l'encontre de l'esprit de la démocratie. C'est l'un des plus graves. Personne ne semble vouloir mesurer cela.
Le recours à la justice, c'est le feu nucléaire
La Justice, c'est l'un des trois pouvoirs garants de l'équilibre démocratique. Se soumettre à son examen, c'est théoriquement chercher à dévoiler la vérité de façon indépendante. Que cela soit assimilé au "feu nucléaire" en dit long sur le fonctionnement du monde politique. Comment ne pas entendre "s'ils savent tout de notre fonctionnement on est cuits".
Il y a encore plus fort, car personne ne s'arrête pour dire : pourquoi continuons-nous à faire confiance à des gens qui portent de telles valeurs? On a pu douter, jouer un peu l'autruche, se rassurer en rationalisant, mais cette fois-ci les faits sont éclatants. Est-ce que l'on peut de façon raisonnable confier à de telles personnes les clés de notre destin, de nos finances, de l'organisation de notre vie quotidienne? Pouvons-nous dire à des gens qui ont la vérité en horreur, allez-y, représentez-nous, nous vous faisons confiance? Cela n'a aucun sens. Un enfant de 5 ans est capable de comprendre en quoi cela est un problème.
Pourtant aucun commentateur ne soulève cette question. Il y a une sorte de contradiction silencieuse : d'un côté on semble considérer comme normal, ou tout juste regrettable, que nos dirigeants se soient comportés comme des malfrats (sur ce dossier et dans beaucoup d'autres). On feint de croire qu'ils n'adoptent pas ailleurs la même attitude. Mieux, il est posé dans les débats comme une sorte de préalable implicite qu'ils sont dignes de confiance. Et c'est sur cette base acquise que l'on débat du problème actuel, à savoir : ils trichent. C'est à dire que, comme ils sont dignes de confiance, on tolère le fait qu'ils puissent ne pas être dignes de confiance. On accepte de ne pas pouvoir leur faire confiance parce qu'on leur fait confiance.
Nous sommes face à un comportement irrationnel. Cela n'a rien de rare chez l'être humain, mais nos sociétés occidentales refusent presque systématiquement de regarder ce genre de situation en face, puisque pour elles, par définition, rien d'autre n'existe dans l'Univers que la logique et la rationalité, c'est notre cosmogonie.
Il y a cependant un explication à cette sorte d'absurdité (ouf, retour à la logique). Et je crois qu'un simple constat permet d'en faire la démonstration : il a été prouvé que plus une personne passe à la télévision, plus on lui fait confiance pour accéder aux responsabilités politiques. Peu importe ses propos, peu importe les raisons qui la font passer à la télévision, plus elle est vue, plus elle est "éligible".
C'est comme s'il y avait deux parties de nous-mêmes qui entraient en jeu.
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La première est inconsciente. Elle donne d'autant plus de poids à un individu qu'on le voit souvent à la télévision. Et ce poids est perçu comme un gage de "sérieux".
Cette sensation, selon moi, provient d'une partie animale, probablement logée dans le cerveau reptilien, qui nous incite à nous soumettre au mâle dominant, à celui qui est capable de se montrer le meilleur par sa force ou par sa ruse. Ce fonctionnement animal, ce comportement de meute, est toujours vivant et toujours à l’œuvre dans l'homme contemporain. S'il était sans doute utile dans le monde animal, où le plus malin, où le plus agile, représentait généralement le meilleur défenseur pour le groupe, il est devenu aujourd'hui dysfonctionnel. L'homme a trop évolué depuis l'animal. La nature lui demande aujourd'hui, pour poursuivre son évolution, de dépasser ce niveau de compréhension du groupe, basé sur la compétition, la rivalité et la "sélection naturelle". Il s'agit, par exemple, d'apprendre les vertus et les forces bien supérieures qu'offrent l'unité, la coopération et la solidarité. Si nous voulons survivre, il va nous falloir identifier ces anciens schémas en nous, pour être capables de les laisser tomber et de les dépasser. Nous allons trouver d'autres moteurs plus puissants et mieux ajustés. Cela ouvre des perspectives immenses et c'est la seule voie pour sortir de nos multiples crises. C'est l'enjeu de notre époque (évoluer ou disparaître).
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La seconde partie découle de notre analyse consciente et rationnelle, bien que notre manière de raisonner soit colorée par le fond inconscient. Nous voyons bien qu'ils trichent, pourtant nous ne réagirions pas de la même manière s'il s'agissait d'une association de citoyens, ou d'un parti politique africain par exemple. Nos jugements et nos condamnations seraient alors bien plus tranchés. Finalement ce fond inconscient et irrationnel est bien plus déterminant que son appendice verbal et logique, il est la racine, il est la branche au bout de laquelle remuent les feuilles : au fond, c'est lui qui fait le mouvement.
Il est crucial aujourd'hui pour nous de rendre conscient ce phénomène. C'est un préalable à la survenue d'autres modes de fonctionnement plus évolués et plus adaptés à l'homme.
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